Ismaïlia

C’est sous escorte militaire que nous arrivons à l’auberge de jeunesse d’Ismailia.

Pas moins d’une dizaine de policiers sont mobilisés pour encadrer notre mini-bus durant le trajet Port-Saïd-Ismailia.

A peine nos bagages sont ils déchargés que le chef d’escorte attrape Elie sous les bras et le pose avec amusement sur le capot de sa voiture, pour une série de selfies, sourire jusqu’aux oreilles!

Puis c’est au tour d’Edmée, sans pleurer, de se prêter au jeu!

Le lendemain matin, dans le réfectoire, autour de notre bol de foul (purée de fèves) agrémenté d’u oeuf dur, nous réalisons en voyant une kalachnikov posée près des assiettes qu’un policier de notre escorte a dormi ici pour nous!

Au cours de la matinée, dans le petit musée national d’Ismailia, nos policiers tournent et retournent autour d’une momie très bien conservée, et questionnent la gardienne sur ce squelette intrigant. Nous ne saurons rien de cette discussion en arabe qui semblait fort intéressante. Notre chauffeur nous montrera juste sur son smartphone cette traduction laconique: « la momie date de l’ ère pharaonique ».

Après un petit tour dans le quartier colonial des Français, qui a vu naître Claude François (il y a d’ailleurs une rue à son nom), notre escorte nous mène dans un club au bord du Canal de Suez.

En Egypte, le concept de club est très répandu. Ces lieux agréables, équipés de salles de sport, piscine, jeux pour enfant, restaurant, salons d’extérieurs sont financés par les habitants d’un quartier, par l’Armée, la police ou une corporation de notables.

C’est assis au bord du Canal, que nous savourons de délicieux falafels et sandwichs de foul en regardant des cargos du monde entier passer lentement.

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