Bamako-Istanbul-Le Caire

18 heures de voyage pour venir nous retrouver en Egypte… il n’y a que Noémie pour faire ce genre de folie!

Et la voilà, à peine fatiguée, partante pour visiter le Musée d’Art Islamique, les Pyramides, le Jardin Al-Azhar, la Citadelle, la réserve du Wadi Degla, les malls, et honorer la cuisine égyptienne au cours des soirées de rupture du jeûne…

Invités à plusieurs reprises dans des familles egyptiennes, nous découvrons de l’intérieur l’exigence du jeûne quotidien. Et c’est avec beaucoup d’humilité et de simplicité que petits et grands boivent et mangent enfin, après l’appel du muezzin.

Avec Sherif, collègue de Sylvain, et toute sa famille, nous fêtons l’anniversaire de ses jumeaux Mohamed et Youness.

 Pour leur « 1an », oncles, tantes et grands-parents sont conviés au club du Wadi Degla, une sorte de grand parc privé, avec droit d’entrée, qui regroupe plusieurs restaurants, cafétérias et une grande aire de jeux pour les enfants.

Les Cairotes se retrouvent souvent dans ces clubs le week-end pour échapper à la frénésie de la ville tout en étant un peu dans la nature, à la différence des malls (grands centres commerciaux).

Chez Kamel et sa femme Miss Ola, les propriétaires de notre appartement, nous nous régalons de plats égyptiens: légumes farcis de riz parfumé, poulet pané, boeuf en sauce… la table est bien garnie! Son fils Ahmed et sa femme sont venus rompre le jeûne avec nous, ainsi que Rachid, collègue de Sylvain. On parle de l’Egypte, des séries télé spéciales Ramadan (diffusion 24h/24h, avec éléction de la meilleure série à la fin du Ramadan), du lycée Balzac et de la vie à Abu Dhabi où Rachid a passé 10 ans.

Chez Hanna, c’est à nouveau un repas de fête!

Une grande tablée chaleureuse où la maman d’Hanna et ses 2 soeurs, veillent à ce que chacun ne manque de rien. Hanna est une brillante élève de Sylvain qui envisage de faire ses études de Médecine en France à la rentrée.Son père, ingénieur en Génie Civil,  a parcouru l’Afrique en long en large, et est de retour au Caire depuis peu. Hanna et ses soeurs ont fait toute leur scolarité dans le système français et ne parlent donc pas l’arabe égyptien! Pas simple pour elles de s’intégrer à ce pays qu’elles connaissent peu.

Dans le centre ville du Caire, tout autour de la mosquée Al Hussein, certains ont pris place dès 16 heures pour être sûrs d’avoir une place sur les tapis et couvertures installés par terre. Dans de grandes marmites mijotent le repas pour tous, des familles ou personnes en situation de précarité.

Dans les rues du quartier Khan El Khalili (Vieux Caire Islamique), la plupart des boutiques sont fermées, presque que des chats à traîner… Tout le monde prie dans les dizaines de mosquées du quartier. Quelques minutes plus tard, les rues se remplissent d’hommes en galabeya (djellaba), de femmes aux voiles colorés, et d’enfants excités par l’ambiance festive.

D’autant plus que les soirs de Ramadan, il est fréquent d’offrir des petits cadeaux aux enfants.

Des lanternes et guirlandes lumineuses ont été accrochées un peu partout.

Cette tradition des lanternes vient de l’époque fatimide (1000 ans après JC). On raconte que le calife Al-Moezz li-Dine Allah est entré au Caire une nuit du Ramadan, et que le peuple est sorti l’accueillir en nombre, tenant des lampes pour éclairer les rues.

Depuis, la coutume est d’éclairer sa maison et les rues avec des lanternes de toutes les tailles et de toutes les formes. Domitille et Edmee étaient fières de nous ramener celles qu’elles avaient faites!

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