Et finalement… le village pharaonique

C’est les vacances, on se motive pour 45 minimum de voiture pour aller dans le Centre du Caire, rive Ouest, au Musée de l’Agriculture. Traverser la ville puis le Nil, c’est toujours une expédition… on ne sait jamais quand on arrive.

Après 1h15 d’immersion dans la pollution et les bouchons, nous voici à la porte du Musée…qui restera close…restauration en cours, non signalé sur internet, spécialité égyptienne!

Un autre Uber nous emmène alors au Zoo à 25 minutes de là. Embouteillage. On finit à pied jusqu’aux grilles du Zoo qui resteront cadenassées…non signalée sur internet,spécialité égyptienne!

Un autre Uber nous emmène alors au Village Pharaonique à 20 minutes de là.

Dans le Guide du Routard: « Le Village Pharaonique ravira les plus petits et ruinera les grands « .

C’est donc peu motivés que nous réglons l’addition avant d’embarquer sur une petite barge qui nous emmène sur le Nil… et en fait, la visite est plutôt sympathique!

Des rangées de roseaux, des oiseaux, quelques pêcheurs, et de grands saules pleureurs nous font oublier que nous sommes en plein centre du Caire.

La parcours nous fait découvrir des paysans en costume d’époque utilisant les techniques et outils d’autrefois. Labour, semis, système d’irrigation, confection de barque en papyrus, maçonnerie en pisé, fabrication de parfum, souffleur de verre, sculpteur d’albâtre…

Le temple de Louxor et la tombe de Toutankhamon sont reconstitués en plus petits et permettent une visite à portée des enfants.

Les Egyptiens aiment les enfants, et les musées sont toujours pourvus d’une « Kids area » avec des travaux manuels proposés par des animatrices adorables.

Sur les bords de la mer rouge, toujours avec les cousins!

Après 3 jours à Louxor, direction la Mer Rouge pour découvrir les merveilles des fonds marins d’Hurghada.

Au programme, baptêmes de plongée et snorkeling!

Et c’est déjà la fin des vacances pour les cousins, nous rentrons au Caire en faisant un arrêt à mi-chemin, au Monastère Saint Antoine l’Ermite, un haut lieu de spiritualité copte.

Ce lieu est considéré comme le plus ancien monastère chrétien au monde.Il est occupé sans interruption depuis 16 siècles! Le frère Marcus nous fait la visite

Les cousins retournent en France après avoir savouré un délicieux kouchari, le plat traditionnel égyptien, à base de pois chiches, lentilles, pâtes, vermicelles, oignons frits et sauce tomate! Parfait pour un long voyage de retour qui les fait transiter par l’Ukraine.

Louxor avec les cousins

Visites des somptueux temples de Louxor, de Karnak :

et d’Hatchepsout, qui attire des touristes du monde entier.Ici des Birmans, avec un moine en habit.

Dans la Vallée des Rois, nous entrons dans 3 magnifiques tombes, dont les couloirs longs d’une centaine de mètres sont décorés en intégralité par des hiéroglyphes, représentations de dieux, scènes de la vie quotidienne.

 

Un arrêt devant les colosses de Mémnon s’impose;

avant de regagner notre villa, dans un quartier rural, où les habitants vivent de leurs cultures et font leur propre pain dans des fours à bois traditionnels.

Wadi Al-Hitan, La Vallée des Baleines, patrimoine mondiale de l’Unesco

Dans le désert, à une trentaine de kilomètres de Fayoum, des squelettes de l’ancêtre de la baleine (basilausorus) et d’autres espèces marines ont été retrouvés par des archéologues italiens et mis en valeur dans un musée. La mer était là il y a 40 millions d’années!

Avant de vivre dans l’Océan, la baleine était un mammifère terrestre pourvue de pattes arrières qu’elle a progressivement perdues au cours de l’évolution.

Un parcours balisé permet d’aller de fossiles en fossiles, en serpentant entre les anciens récifs coralliens. C’est l’occasion pour Edmée de découvrir le plus grand bac à sable du monde, le début du Sahara!

 

Glissades, dérapages, accélérations et ralentis…nos pilotes de 4×4 manient leurs engins avec dextérité…mais sensations fortes garanties!

D’autres sensations de glisse, mais en sandboard cette fois!

 

Un peu plus loin, des chutes d’eau, émanant d’une dérivation artificielle du Lac Qaroun, sont l’occasion de se rafraîchir, entre hommes!

Les femmes restent en retrait de ces jeux d’eau, avec les enfants.

« touch mameau! » Domitille, fan de chameau, réclame de toucher celui qu’on a aperçu au loin.

Le propriétaire laisse caresser sa bête, sans bakchich!

On n’échappe pas au selfie avec toute la famille.

Les jeunes Egyptiens sont accros aux selfies avec des Occidentaux! Alors, on se serre devant le smartphone de ce jeune inconnu, sans trop savoir ce qu’il pourra bien faire de cette photo! Peut être un trophée devant ces copains selfie-maniaques!

Après ces 2 nuits passées à Fayoum, nous descendons plus au Sud, toujours dans notre mini-bus, en direction de Louxor. Et toute l’équipe a avalé sans trop râler les 9 heures de trajet!

et sous bonne escorte comme à Ismailia

Du haut de ses 83,5 cm, Domitille à la sortie de l’école

« Les dadas sont les dames qui aident les enfants aux toilettes et qui font le ménage des salles de classe et du dortoir. Aujourd’hui, elles me font de gros bisous parce que je pars en vacances avec mes cousins!

On est parti, dans un mini-bus rien que pour nous, à Fayoum. C’est au bord d’un grand lac et à côté du désert!

Au bord de la piscine, j’ai joué au maître nageur! »

Les vacances avec les cousins : au Caire

Immersion dans l’immense ville du Caire, en débutant par la Mosquée Ibn Touloun. Magnifique édifice du IX siècle, au style sobre et massif.

C’est pieds nus et foulard sur la tête que nous parcourons l’immense cour centrale, 

la fontaine aux ablutions, 

et la salle de prière.

On se sent bien petit dans cet espace si vaste.

Le Caire bouillonne. Les tuks-tuks, charrettes, taxis, piétons, camions se croisent et s’évitent dans une cacophonie assourdissante.

Il faut apprivoiser la ville et prendre sa place dans l’anarchie de la circulation.

Un petit tour au Musée Egyptien permet à tous de traverser les siècles et d’appréhender l’histoire et la culture de l’Egypte.

L’Egypte pharaonique, riche de sa très longue histoire de plus de 3000 ans, n’a subi la culture d’aucun peuple de l’Antiquité! Tous les « conquérants », sans exception, se sont incorporés au moule des Pharaons. C’est dire l’ascendant culturel et spirituel de l’Egypte Antique, la puissance de ces constructions, l’éclat incomparable de ses oeuvres d’art, ses immenses trésors de sagesse!

Le papyrus était le papier utilisé durant toute l’Antiquité. Les langues latine, grecque, hébraïque ou araméenne, dérivent des hiéroglyphes. La langue des Pharaons survit encore aujourd’hui avec des mots comme Ibis, ébène, oasis, barque…

Les Grecs eux-mêmes, de Thalès à Aristote se réclament des Egyptiens pour les mathématiques, l’astronomie, la théologie, la philosophie, la médecine, les arts plastiques…

Hippocrate, Platon, Aristote ont tous été initiés par des prêtres et sages egyptiens dans des écoles situées à Alexandrie, Thèbes (actuelle ville de Louxor) ou encore Memphis.

Les Pyramides du plateau de Gizeh incarnent parfaitement la puissance de la Civilisation egyptienne.

Les décors éphémères installés à leurs pieds pour le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations contrastent avec la splendeur éternelle de ces vieilles Dames âgées de 3000 ans

Jeudi matin sans enfant

C’est l’occasion d’aller se promener dans le Caire, à 45 minutes de New Cairo. Direction l’Atelier Pour l’Environnement (APE), dans le quartier des Chiffonniers.

L’APE est un centre où travaillent des femmes du quartier. Elles confectionnent des tapis, patchworks, sacs à main et de multiples petits articles de couture, avec des tissus de récupération.

 

D’autres femmes s’occupent du recyclage du papier, collecté dans les poubelles du Caire ou donné par des entreprises. Elles fabriquent des carnets, des cartes, des enveloppes, des boucles d’oreille. Avec les opercules de canette de sodas, elles font des bijoux et décorent des sacs à main!Tout ceci est vendu au profit de la communauté des Chiffonniers.


Après les Chiffonniers, nous allons sur l’île Manial, où se trouve le Nilomètre.

C’est un immense puits ouvragé, percé de 3 entrées pour faire entrer l’eau du Nil et mesurer son niveau.

Le niveau de la crue donnait le taux d’imposition de la population. Plus la crue était abondante, meilleures seraient les récoltes…

Un petit tour au musée Oum Kalthoum, la plus célèbre chanteuse egyptienne des années 60.

Pause déjeuner dans une gargotte de rue, falafels, aubergines fries…convoitées par le cheval qui assure la livraison des bouteilles de gaz!

Après 45 minutes de voiture, nous arrivons à l’école pour récupérer les enfants.

Arrivés à la maison, ils découvrent nos nouveaux gardiens (encore!), Omar, sa femme et leur fille Maryam. 

Nouvelle visite de Saqqara

Avec la guide égyptologue de l’association des expatriés français, nous partons découvrir une petite partie des innombrables trésors que recèle la plus grande nécropole de l’époque pharaonique.

Impossible de deviner que sous nos pieds, aux portes du plus grand désert du monde, sont ensevelies des mastabas (tombes) et un réseau de galeries reliant temples, tombes et pyramides. Les fouilles archéologiques se poursuivent, et 7 nouvelles tombes ont été découvertes!

En 1500 avant JC, des milliers d’animaux momifiés ont été enterrés dans des catacombes sur ce site. Des chacals (Dieu Anubis), des ibis, des faucons, des babouins, des vaches, des chattes (Dieu Bastet) et des taureaux (Dieu Apis). Un seul taureau était vénéré à la fois et à sa mort, il était mis dans un énorme sarcophage en granit ou en basalte.

Le sérapeum est constitué de 24 sarcophages, pesant entre 50 et 70 tonnes chacun, placés dans des alcôves creusées dans la roche.

En 1851, inspiré par la description du géographe grec Strabon (25 ap JC), l’archéologue Auguste Mariette découvrit une allée de sphynx qui le conduisit au sérapéum.

Découverte en 1940, la tombe de Mé’ou a été ouverte au public il y a 2 mois seulement.

Sur les murs, de magnifiques fresques représentant des scènes de la vie quotidienne du défunt (chasse, pêche, navigation, danse…) sont encore en bon état. Les traits sont fins et précis, la gamme des couleurs, à base de pigments naturels, est variée.

Ici, un âne est chargé d’un sac de blé par des ouvriers égyptiens et nubiens, à la peau plus foncée.

Là, des offrandes apportées au défunt: des canards, des pièces de viande, des amphores de bière ou de vin…

Un peu plus loin, c’est un barbecue de canard!

 

Le tableau excel a été inventé ici!

Le rectangle en haut de cette photo, aux couleurs un peu passées, représente un tableau à double entrée avec la liste des aliments appréciés par le défunt et la quantité demandée. Toutes ces offrandes sont destinées à assurer une belle vie dans l’Eternité.

Nous quittons le tombe de Mé’ou pour nous rendre au pied de la pyramide du roi Tété…

Ceci a été une pyramide!

 

Dessous, un étroit tunnel conduit à 2 chambres funéraires, dont les parois sont entièrement recouvertes de textes sacrés, extraits du Livre des Morts.