El Gouna

Il y a plus de vingt ans, il n’y avait rien…Sauf du désert bordant la mer. Après plus de deux décennies de travaux, on retrouve une des plus modernes et riches stations balnéaires d’Egypte : El Gouna.

Développée et détenue par une richissime famille egyptienne, la station est construite sur 10 kilomètres de front de mer. La réalisation du projet de fonder une ville artificielle débuta en 1996 avec la construction d’un unique hôtel de 200 chambres au milieu du désert. Cette ville de 10 000 habitants s’étend sur des îles artificielles reliées par des lagons.

Elle comporte des infrastructures modernes, avec un réseau routier récent, des hôtels et des terrains de golf spacieux ainsi qu’un petit aéroport. S’y déplacer y est très agréable ; les « touc toucs » sont disponibles pour véhiculer les vacanciers!

El Gouna est spécialisée dans les sports nautiques (plongée sous-marine ou avec tuba, planche à voile, kitesurf, ski nautique, parachute ascensionnel. Ici tout est possible pour se divertir.

Les villas sont toutes plus modernes et magnifiques les unes que les autre respectant un style uniforme.

Une parfaite illustration de la folie des grandeurs égyptiennes. Cependant  il est bien agréable d’y passer quelques jours de vacances !

Il y a 10 ans disparaissait Soeur Emmanuelle

La Croix, Samedi 20 octobre 2018 : Le « Yallah » de sœur Emmanuelle retentit encore

Le 20 octobre 2008 disparaissait la religieuse franco-belge « chiffonnière du Caire » à presque 100 ans. Ceux qui l’ont connue l’évoquent avec affection et admiration, témoignant de la trace profonde que sœur Emmanuelle a laissée dans leur vie. Pour autant, le grand public n’identifie pas précisément son combat.

 

«Je ne parle jamais d’elle au passé mais toujours au présent, car elle est totalement présente ! » Le journaliste et député européen Jean-Marie Cavada (ALDE, libéraux), qui a souvent invité sœur Emmanuelle sur le plateau de son émission « La marche du siècle », aime évoquer son amitié avec celle qu’il a contribué à faire connaître du grand public en 1990. Comme tous ceux qui l’ont connue personnellement, c’est avec tendresse et amusement que Jean-Marie Cavada raconte plusieurs anecdotes à propos de cette religieuse énergique à la voix haut perchée qui s’est éteinte, presque centenaire, le 20 octobre 2008 (1).

Cette personnalité pleine de vie, « d’abord femme avant d’être religieuse », savait susciter l’affection par son sourire malicieux, sa vivacité intellectuelle et sa propension au tutoiement. « Elle était incroyablement à l’aise avec toutes les couches sociales, avec les plus déglingués comme avec les plus brillants », poursuit Jean-Marie Cavada, se souvenant de son dernier plateau télévisé, en 2000, où, au milieu de plusieurs prix Nobel, sœur Emmanuelle « avait fait un malheur ! ».

Malgré ses tennis avachies, sa blouse en nylon et son fichu gris, elle a longtemps figuré au « Top Ten » des personnalités les plus aimées des Français. Selon un récent sondage réalisé pour l’ONG Asmae (2), « neuf Français sur dix la connaissent », considérant qu’elle est « mémorable » pour « sa générosité, sa tolérance, la force de son engagement et son succès à sensibiliser le public ». Néanmois, selon ce même sondage, sœur Emmanuelle apparaît moins connue que l’abbé Pierre ou Coluche, autres personnalités décédées qui incarnent la lutte contre la pauvreté en France. Sans doute parce que, comme le formule Jean-Marie Cavada, « la Fondation Abbé-Pierre et les Restos du cœur sont très visibles en France », tandis que l’ONG internationale Asmae (lire les repères) n’a que trois activités sur le territoire français et que l’association Opération Orange, quant à elle, n’est présente qu’au Soudan, au Liban et en Égypte.

De fait, c’est au Caire que sœur Emmanuelle a développé l’essentiel de son œuvre. Patrick Poivre d’Arvor qui entretenait, lui aussi, une amicale complicité avec sœur Emmanuelle, puisqu’il l’appelait « ma petite grand-mère », se souvient de sa première visite en 1983, « avant qu’elle ne soit connue », à Mokattam (Égypte). Dans ce quartier misérable du Caire, où vivent quelque 9 000 « zabbalines », chiffonniers coptes chargés de la récupération des déchets, la religieuse franco-belge avait choisi de s’installer en 1974, après trente-huit ans d’enseignement en Turquie et en Tunisie.

« À l’époque, les habitants de Mokattam s’entassaient dans des cabanes, aucun enfant n’était scolarisé, les filles étaient mariées à 14 ans et un nouveau-né sur quatre mourait du tétanos car leur cordon ombilical était coupé avec un couvercle de conserve », rappelait lors d’une récente soirée au Sénat (3) Nicole Ameline, ancienne députée (LR) du Calvados qui soutient depuis longtemps l’œuvre de sœur Emmanuelle.

Aujourd’hui, toutes les maisons sont en dur, avec eau et électricité ; le quartier dispose de plusieurs crèches et écoles, d’un lycée pour filles et d’écoles techniques pour garçons, d’un centre de formation professionnelle et de centres de loisir, d’un hôpital et d’une clinique vétérinaire pour l’élevage des porcs ; le tétanos est en large partie circonscrit et la violence conjugale est complètement éradiquée. « Des jeunes femmes issues de Mokattam sont aujourd’hui dentistes, médecins ou ingénieures », insiste Patrick Cuinet, médecin retraité et président d’Opération Orange. C’est dire l’immense travail réalisé par sœur Emmanuelle et sœur Sara, la religieuse copte qui l’a rejointe en 1976 et qui lui a succédé au Caire (lire page 6).

C’est à Mokattam également que Marlène Tuininga, ancienne journaliste à La Vie (4), avait rencontré la religieuse. En 1990, trois ans avant que sœur Emmanuelle ne revienne définitivement en France, la journaliste l’avait accompagnée lors d’une tournée organisée, à sa demande, pour rencontrer les pauvres en France. Cette semaine-là, elle avait visité des prisonniers, des malades psychiatriques, des familles surendettées…

« Auprès des prostituées et toxicomanes du bois de Boulogne, elle avait découvert une misère plus grave que celle qu’elle connaissait en Égypte », se souvient Marlène Tuininga, avant de raconter un déjeuner à Fougères (Ille-et-Vilaine). Reçue par les prêtres du centre-ville, la religieuse leur avait demandé : « Avez-vous des pauvres ici ? » Les curés, embêtés, lui avaient répondu : « Non, ma sœur, ils sont en périphérie. »« Elle s’était alors fâchée, poursuit la journaliste retraitée, et leur avait dit : “Vous pensez que le Christ attendait que les pauvres viennent le voir ? C’est Lui qui allait les voir !”… » 

Des sorties comme celle-là, sœur Emmanuelle en avait souvent. Habituée à tout donner, elle manifestait une grande exigence, ce qui ne la rendait pas toujours facile à vivre pour ses supérieures, ses collaborateurs ou ses proches. « Dans sa famille, on la craignait un peu parce qu’elle demandait régulièrement : que fais-tu pour les pauvres, pour l’humanité ? Elle renvoyait sans cesse vers les autres », évoque Marlène Tuininga. « Devant elle, on ne pouvait pas se contenter d’une réponse banale », confirme Patrick Cuinet.

Mais c’est aussi par sa vie spirituelle que la « chiffonnière du Caire » a marqué profondément ceux qui ont eu la chance de la fréquenter. « Elle avait une manière décontractée de témoigner de sa foi, affirmant qu’elle aimait Jésus comme elle l’aurait dit à propos d’un jeune homme », sourit Patrick Poivre d’Arvor. Pourtant, croit savoir Jean-Marie Cavada, « sa foi a fait l’objet de doutes. Elle n’est pas entrée dans la vie religieuse par les voies de la nunucherie, mais par celles des douleurs humaines, à savoir la perte de son père et probablement un chagrin amoureux. C’est cela qui l’a projetée vers le réel ».

Un avis que partage en partie Marlène Tuininga, qui compare la religieuse à Stéphane Hessel, l’auteur du manifeste à succès Indignez-vous !« Sœur Emmanuelle est beaucoup plus qu’une icône de la générosité. Elle est celle qui s’est indignée au nom de l’Amour parce qu’elle était imprégnée, depuis l’enfance, du Dieu amour. » L’orientation de toute sa vie vers l’amour absolu semble avoir été encouragée par sa mère et par un prêtre catéchiste qui prêchait « une religion d’amour et de joie, laissant de côté le péché ; l’intéressant, c’est d’aimer Dieu et de s’aimer les uns les autres », écrivait-elle dans Confessions d’une religieuse (Flammarion, 2008).

Dans ce livre posthume qu’elle avait commencé à rédiger dès 1989, sœur Emmanuelle voulait se montrer dans sa vérité, sans rien cacher de ses faiblesses. Avec une franchise peu courante, elle reconnaissait son « penchant pour la volupté et une obsession de la sensualité dont l’intensité est difficile à décrire ».

C’est ce franc-parler fraternel et joyeux, cette invitation incessante à la compassion envers les pauvres dont ses amis se souviennent dix ans plus tard. Ils retiennent d’elle l’image d’une femme audacieuse qui, jusqu’au bout, voulait encourager à aimer et dont l’énergique interjection résonne toujours dans leurs esprits : « Yallah ! » (5).

repères

La vie de sœur Emmanuelle

1908. Naissance de Madeleine Cinquin à Bruxelles.

1914. Décès de son père. Il se noie sous ses yeux à Ostende.

1929. Entre dans la congrégation de Notre-Dame-de-Sion.

1931. Vœux religieux et choix du nom de sœur Emmanuelle.

1933. Enseignante de lettres à Istanbul (Turquie), dans une école pour jeunes filles d’un quartier pauvre.

1954. Enseignante en Tunisie auprès de filles de Français.

1959. Licence ès lettres à la Sorbonne.

1964. Enseignante de philosophie au collège de Notre-Dame-de-Sion à Alexandrie (Égypte), puis engagée auprès des filles du quartier défavorisé de Bakos.

1971. Retraitée, elle s’installe à Ezbet-El-Nakhl, un des bidonvilles les plus pauvres du Caire.

1976. Rencontre sœur Sara.

1977. Publication de Chiffonnière avec les chiffonniers.

1982. Part s’occuper des chiffonniers de Mokattam.

1985. S’installe dans le bidonville de Meadi Tora ; fonde Asmae.

1987. Fusion entre « Les Amis de sœur Emmanuelle », qu’elle avait créée en 1980, et Asmae, qui devient Asmae–Association Sœur-Emmanuelle.

1990. Émission « La marche du siècle » de Jean-Marie Cavada.

1991. Naturalisée égyptienne.

1993. S’installe à la Maison de repos des religieuses de Notre-Dame-de-Sion, à Callian (Var).

2002. Promue commandeur de la Légion d’honneur.

2008. Décès à Callian (Var).

2016. Asmae crée la Fondation Sœur-Emmanuelle, sous l’égide de la Fondation Caritas.

(1) Pour ce dixième anniversaire, une messe d’hommage à sœur Emmanuelle est célébrée à Notre-Dame-des-Champs, à Paris, samedi 20 octobre à 18 h 30.

(2) « Les Français et la lutte contre la pauvreté » : enquête Harris Interactive pour Asmae, réalisée en ligne du 25 au 27 septembre auprès d’un échantillon représentatif de 1 091 Français âgés de 18 ans et plus.

(3) À cette occasion, a été lancé l’ouvrage El-Mokattam. Au cœur même de l’écume, qui regroupe 200 photographies de François Paolini, à partir de Zabbalin, reportage publié en 1989-1990 (200 p., prix de souscription Opération Orange 35 €).

(4) Marlène Tuininga a écrit Méditer 15 jours avec Sœur Emmanuelle (Nouvelle Cité, 128 p., 12,90 €) et deux livres d’entretiens avec sœur Emmanuelle : Le Paradis, c’est les autres (J’ai lu) et Jésus tel que je le connais (Flammarion).

(5) « En avant ! »

Dans le quartier des chiffonniers

Tous les mercredis, l’association Caire Accueil organise des activités pour des jeunes femmes handicapées vivant dans un foyer avec une religieuse copte. Ces jeunes sont issus de familles très pauvres qui vivent du recyclage des déchets collectés partout dans le Caire.

Elles vivent dans ce foyer et rejoignent leurs familles pour les fêtes.
Le foyer a été fondé par Soeur Emmanuelle. Dans les années 70, cette franco-belge n’a pas hésité, arrivée pourtant à l’âge de la retraite, a retroussé les manches de son habit de religieuse pour vivre avec eux dans la crasse et la puanteur, avec les mouches et les rats.

Les Chiffonniers , appelés aussi « Zabbalines », en majorité  de confession copte et originaires de Haute-Egypte, sont les descendants de familles arrivées au Caire dans les années 1940 pour tenter une vie meilleure dans la Capitale.
Une fois installés au Caire, c’est la désillusion, ils élèvent des cochons en les nourrissant d’ordures et recyclent ce qui peut l’être pour se créer un salaire.

Ils ont la réputation d’être fiers, généreux et solidaires, animés d’une grande joie de vivre, malgré des conditions de vie précaires.

Les œuvres de Soeur Emmanuelle et d’autres ONG installées à sa suite, ont amélioré le quotidien de ces travailleurs avec la construction d’habitations, d’écoles, d’une usine de compost et d’un hôpital. Maintenant, les maisons sont en partie raccordées à l’eau et à l’électricité.

 

Sans phare ni paillette – Un we à Alexandrie

et oui, à Alexandrie, point de phare ni de sirène (comme dans la chanson de Cloclo!) La 7 ème merveille de l’Ancien Monde restera un mythe. Englouti depuis le XIV ème siècle par un séisme, il ne reste du phare que quelques fragments dont certains ont servi à la construction d’une citadelle aujourd’hui visitable à l’extrémité de la corniche d’Alexandrie.

A une époque de « frénésie immobilière » qui risquait de faire disparaître une grande partie de l’histoire antique de la ville, des fouilles sous-marines,

réalisées essentiellement par les équipes de Jean-Yves Empereur (un manceau!!) du Centre d’études alexandrines, ont révélé un immense gisement archéologique, avec des milliers de blocs d’architecture, des statues colossales, des obélisques et des sphinx, en provenance de l’effondrement du phare d’Alexandrie.

Et juste pour info, concernant Claude François… il est natif d’Ismailia, au Nord Est de l’Egypte … Celui qui chantait « Barques sur le Nil, voiles sur les filles» et «  Alexandrie, Alexandra » a grandi en Egypte jusqu’ à ses 17 ans avant d’être chassé du pays en 1956, après l’intervention militaire franco-britannique destinée à reprendre le contrôle du canal de Suez nationalisé par Nasser.

Avant de reprendre le train vers le Caire, nous remontons encore le temps…


Kom el-Dikka, qui signifie littéralement « tas de pierres » était un bidonville jusqu’en 1959, date à laquelle une équipe de Polonais a fouillé le site, à la recherche de la tombe d’Alexandre le Grand.


Pas de tombe, mais un théâtre romain, des thermes, des villas décorées de délicates mosaïques, un réseau de tunnel pour se protéger du soleil …

Le trajet en train nous permet d’observer les paysans dans les champs. De petites parcelles de maïs, choux, coton…sont cultivées à la main.

Ici ou là, on aperçoit un tracteur, mais le plus souvent ce sont des mules ou des chevaux qui labourent.


On aperçoit également des pigeonniers. La chair délicate des pigeons est très appréciée des Egyptiens. À l’époque fatimide, la grande résistance au vol et son aptitude à revenir à la case départ ayant été observées, le pigeon se voit investi de missions de plus ou moins longue distance au service du sultan : le “pigeon voyageur” est né ! Il remplacera les courriers terrestres, moins rapides. “Les Mamelouks, lit-on dans “L’Égypte contemporaine” de 1933, organisèrent méthodiquement la poste par pigeons, avec des centres principaux à la Citadelle du Caire, à Gaza, à Damas et à Alep, et des centres secondaires sur le parcours des routes postales. Ces pigeons royaux portaient des marques spéciales au cou et aux pattes : les dépêches écrites sur un papier spécial, très fin, étaient placées sous l’aile ou sous la queue de l’oiseau.”

Après le calme appréciable du voyage en train, l’arrivée à la gare Ramsès au Caire nous plonge dans l’agitation des vendeurs ambulants, des rabatteurs en tout genre, des chauffeurs de taxis et des voyageurs pressés.

 

Du haut de son mètre – Alexangris

J’aime bien prendre le ubber ou le careem. Ce sont des taxis que les parents appellent grâce à une application. On change tout le temps de voiture ! Et je leur montre toujours la direction : tout droit avec ma petite main et ça fait beaucoup rire le chauffeur !

Et le we dernier, à la sortie de l’école, Elie en montant dans le ubber a dit :

« Salam aleikoum ! Musée d’Alexangris, tout droit ! »

Le Caire « Moderne »

Le Caire a eu son heure de gloire… mais ce temps est révolu.

Sous la crasse et la poussière, abstraction faite des façades qui s’émiettent et des blocs de clim d’où pendent des câbles emmêlés, de belle villas défraîchies se cachent derrière la végétation rampante du quartier de Garden City. Les Français, arrivés en 1798 avec Napoléon, auront laissé, entre autre, le quartier Haussmanien. Les Anglais auront laissé Garden City.

Actuellement, ces demeures semblent pour la plupart inoccupées où ont été transformées en ambassade.

En 1930, le Caire regorge de boutiques de modes, galeries d’art, salons de thé, clubs pour Egyptiens aisés et bonnes tables.

On s’invite chez Saad Zaghloul

Saad Zagloul était un leader politique des années 1900. Journaliste puis avocat, formé en France, il a dirigé le parti indépendantiste pour s’opposer à l’occupation Britannique.
En passant d’une pièce à l’autre de sa belle maison bourgeoise, on retrouve tout le raffinement de l’époque : lit à baldaquin, vaisselle raffinée en porcelaine, paravent, fauteuils et tables ornés de délicate marqueterie et de nacre…
Cet homme vénéré par les Egyptiens reposent maintenant dans un imposant mausolée en marbre, aux décorations pharaoniques…

Un peu plus loin, une superbe bâtisse construite au XVIIème siècle, permet d’imaginer un peu le quotidien des Egyptiens et d’admirer la richesse de leur savoir-faire.


De magnifiques loggias permettaient de prendre l’air, sans être incommodé par le soleil et des ouvertures en pente dans les plafonds captaient l’air frais du Nord pour ventiler les pièces.


Les hommes et les femmes vivaient dans des pièces séparées. Les femmes n’avaient pas le droit de sortir et regardaient dehors par des « moucharabiehs », magnifiques fenêtres de bois ouvragé.

La visite de ce quartier se termine par la découverte de l’Institut Français du Caire.

C’est l’occasion de découvrir comment les fouilles archéologiques étaient menées au début du XX eme siècle. Pour satisfaire collectionneurs et musées, des équipes d’archéologie italiennes, françaises et anglaises viennent se servir en antiquités sur les sites de fouilles qu’ils mettent à jour. Tout ce travail a permis de découvrir petit à petit l’Egypte des Pharaons.

Du haut de son mètre … en travaux

« Bon, je pense que l’Egypte doit faire le ménage. Elle doit balayer tout le sable. Parce qu’avec la trotinette, c’est galère ! En fait l’Egypte, elle avance pas.

Elle avance pas du tout, du tout. Y a pleins de chantiers, et c’est pas fini. Ils font toujours des constructions. Faudrait que les Zygiptiens, ils arrêtent de faire des bêtises. Regarde là, bon, il faut ranger tout ça.

« Moi, je fais un mimeuble. Je fais un mimeuble avec Domitille en fait. Je mets du béton, comme ça, après je mets de la peinture.

Faut boucher les trous en fait. Je fais comme ça. »

Du haut de son mètre…l’eau et l’électricité

« Alors là Maman, je te dis pas… incroyable ! Y a eu une coupe d’électricité à l’école !
Ça a duré le matin et même après manger ! Y avait plus de clim dans la classe, y avait plus de lumière dans les couloirs intérieurs… et y avait plus de frais dans le frigo ! La maîtresse, elle a ouvert les fenêtres mais il faisait trop chaud ! Et ….à la maison, y a la clim ? »

« Le livreur d’eau, il arrive ! Je sors la bouteille vide ! »


Comme tous les gens du quartier, on ne consomme pas l’eau du robinet, le livreur d’eau vient chaque semaine. C’est 40 pounds la bouteille de 20L.

Pendant la livraison d’eau… à 83,5 cm de haut

Moi, je regarde le chargement du camion en écoutant les tubes égyptiens sur le portable du grand frère de Fatine. J’ai le droit d’appuyer sur toutes les touches du téléphone ! Pour une fois !

Fatine m’a donné des chips. Trop bon !


Sinon, j’aime bien essayé toutes les marches de l’escalier en marbre. Ils aiment beaucoup le marbre ici.